Le régime de neutre IT
Son but : que le courant ne s'arrête jamais. On le choisit là où une coupure serait grave, comme dans un hôpital. Le premier problème ne coupe rien : une alarme prévient, et on répare avant qu'un deuxième arrive.
Comment c'est branché
Le neutre n'est pas relié directement à la terre : il l'est à travers une grosse résistance (on dit une impédance). Les carcasses, elles, sont reliées à la terre. En plus, un appareil appelé CPI (contrôleur permanent d'isolement) surveille tout en continu, comme une vigie.
Le premier problème : rien ne s'arrête
S'il y a un premier défaut, le courant ne se coupe pas. Le courant qui passe dans la carcasse revient par la grosse résistance du neutre : il est tellement faible qu'il ne fait rien déclencher. C'est exactement ce qu'on veut dans un hôpital ou une salle de spectacle.
Mais le CPI, lui, repère cette petite fuite et prévient l'équipe (voyant ou alarme) pour qu'elle vienne réparer.
Le deuxième problème : là, ça coupe
Si un deuxième défaut arrive avant qu'on ait réparé le premier, les deux se rejoignent et font un court-circuit. Cette fois, le disjoncteur (ou le fusible) coupe le courant.
Où on l'utilise
Hôpitaux, blocs opératoires, usines qui ne peuvent pas s'arrêter… Pour comparer avec les autres, va voir le comparatif TT / TN / IT.